Viv'Info

Journée internationale du cancer de l'enfant

Événements - Publiée le 15/02/2021
Selon l’association « Imagine for Margo », le cancer est la première cause de décès par maladie chez les enfants en France et en Europe. Un enfant sur 440 est diagnostiqué d’un cancer avant l’âge de 15 ans, 2 500 enfants et adolescents sont diagnostiqués d’un cancer chaque année en France et 500 enfants et adolescents en meurent chaque année en France.

Depuis quand existe la Journée internationale du cancer de l’enfant ?

La journée internationale du cancer de l’enfant est organisée chaque année le 15 février. Elle a été lancée en 2001 par le réseau d’associations Childhood Cancer International (CCI).
Son objectif est d'informer et de sensibiliser le grand public aux cancers de l'enfant ainsi que de récolter des fonds pour la recherche.

Le cancer de l’enfant touche 1 enfant sur 440

Dans le monde, un enfant décèderait du cancer toutes les 3 minutes (Source : CCI).

Selon l’association « Imagine for Margo », le cancer est la première cause de décès par maladie chez les enfants en France et en Europe. Un enfant sur 440 est diagnostiqué d’un cancer avant l’âge de 15 ans, 2 500 enfants et adolescents sont diagnostiqués d’un cancer chaque année en France et 500 enfants et adolescents en meurent chaque année en France.

La fédération « Ligue contre le cancer » précise que le cancer chez l’enfant représente la seconde cause de mortalité après les accidents de la vie courante.

Principaux cancer chez l’enfant

60 types de cancers différents chez les enfants sont répertoriés. Ils sont par ailleurs différents de ceux des adultes et ne peuvent donc pas être soignés de la même manière. D’où l’importance de favoriser la recherche autour des cancers de l’enfant.
Les cancers les plus fréquents sont les leucémies qui représentent 30% de l’ensemble des affections malignes, suivies des tumeurs du système nerveux central (20%).

Quels sont les symptômes chez l’enfant ?

Les enfants sont chaque jour confronté à de nombreux microbes et infections qui peuvent être combattus rapidement et simplement par un traitement adapté. Consulter son pédiatre ou médecin traitant reste le meilleur réflexe à avoir en cas de doute. En effet, certains symptômes mentionnés ci-dessous sont trompeurs car peuvent s’observer au cours de maladies bénignes, fréquentes chez un enfant.

C’est la persistance de symptômes qui conduira un médecin traitant ou un pédiatre à faire pratiquer des examens complémentaires biologiques ou radiologiques.

Parmi les symptômes récurrents, se trouvent :
  • une pâleur, un comportement apathique ;
  • une perte de poids et/ou d’appétit ;
  • une fièvre inexpliquée et persistante ;
  • des douleurs osseuses ou articulaires ;
  • des hématomes fréquents, des saignements inexpliqués ;
  • un ventre anormalement gonflé, des grosseurs et/ou douleurs abdominales ;
  • des maux de tête, souvent associés à des vomissements ;
  • un reflet blanchâtre dans la pupille (« œil de chat »), un strabisme ;
  • des troubles de la marche, des chutes ;
  • des sueurs nocturnes ;
  • des sautes d’humeur et un changement soudain de comportement.
Le délai entre les premiers symptômes et le diagnostic d'un cancer varie selon le type de cancer et l'organe ou le tissu d'origine concerné. Il peut être de quelques jours à plusieurs mois. Les parents craignent souvent d'avoir perdu du temps, or les chances de guérison sont essentiellement liées aux caractéristiques spécifiques de la maladie.

Y’a-t-il des causes de cancer chez l’enfant ?

Selon l’Institut National du Cancer, la recherche a permis de mieux connaître les mécanismes de transformation d'une cellule normale en une cellule cancéreuse (appelés « la cancérogenèse »), mais les causes restent très mal connues et personne ne sait vraiment pourquoi un enfant développe un cancer. Souvent, les parents craignent d'avoir transmis une prédisposition génétique au cancer ou d'avoir exposé leur enfant, pendant la grossesse ou après sa naissance, à une cause extérieure ayant provoqué un cancer (mode de vie, hygiène, régime alimentaire, ordinateur, téléphone mobile, pollution, etc.).

Des études sont menées pour connaître l’impact des facteurs environnementaux. Mais les données actuelles sont encore faibles et leur interprétation souvent difficile. À ce jour, aucune conclusion solide ne permet d'incriminer un ou des facteurs environnementaux dans la survenue d'un cancer chez l'enfant.

Concernant les facteurs génétiques, leur rôle a été mesuré comme faible (environ 5 % des cas). Néanmoins, certaines anomalies génétiques sont associées à une fréquence accrue de cancers. Ainsi la trisomie 21 augmente le risque de leucémie. Par ailleurs, le risque de survenue d'un cancer chez les autres enfants de la famille (frères et sœurs), ou chez les descendants d'un enfant guéri n'est pas plus élevé que dans l'ensemble de la population.

Les parents s'interrogent également sur le lien entre le cancer de leur enfant et d'éventuelles causes psychologiques. Les études actuelles ne montrent pas de lien entre le stress ou les traumatismes psychologiques et la survenue de cancers.

L'origine du développement d'un cancer est souvent liée à plusieurs facteurs, ce qui rend difficile leur identification et la détermination de leur rôle.

Il faut rappeler que le cancer n'est pas une maladie infectieuse. Il n'est donc pas contagieux.

Qu’est-ce que le droit à l’oubli ?

La convention Aeras instaure depuis 2015 un « droit à l'oubli » pour certaines personnes ayant été atteintes d'un cancer. Le délai est de 10 ans après la fin des traitements pour les cancers survenus à l'âge adulte, 5 ans pour les cancers juvéniles. Passé ce délai, ce dispositif permet aux personnes ayant guéri d'un cancer de ne plus avoir à le déclarer, sous certaines conditions à remplir, au moment de contracter une assurance emprunteur. L’objectif est donc de faciliter l’accès aux crédits pour ces anciens patients.

Malgré de nombreux progrès et une meilleure connaissance de la maladie, se construire après avoir eu cancer enfant reste compliqué. Ce dispositif s’intègre donc pleinement dans le processus de reconstruction d’anciens patients.
Cet article vous a-t-il été utile ?
Retour à la page Viv'Info