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11 vaccins obligatoires pour les enfants, qu’est-ce que cela change ?

Votre santé - Publiée le 15/03/18
Le passage de trois à onze vaccins obligatoires figure dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS).
11 vaccins obligatoires pour les enfants, qu’est-ce que cela change ?
Le passage de trois à onze vaccins obligatoires figure dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS).

Qui est concerné ?
Sont concernés les enfants qui naîtront à partir du 1er janvier 2018.
Jusqu’à présent, seuls trois vaccins infantiles étaient obligatoires en France :
  • contre la diphtérie (depuis 1938),
  • contre le tétanos (depuis 1940),
  • contre la poliomyélite (depuis 1964).
On parle du DTP qui fait l’objet de trois injections avant l’âge de 18 mois.

Huit autres étaient recommandés :
  • coqueluche,
  • rougeole,
  • oreillons,
  • rubéole (ROR),
  • hépatite B,
  • bactérie Haemophilus influenzae,
  • pneumocoque,
  • méningocoque C.
Ces huit vaccins sont maintenant obligatoires en plus des trois autres, soit un total de onze.

Quelle obligation ?
Ces onze vaccins obligatoires seront indispensables à l’enfant pour être admis en collectivité (école, crèche…).

Les premières vérifications n’auront lieu qu’à partir du 1er juin 2018, le temps que la réforme se mette en place.

Bien que le Code de la santé publique prévoie actuellement jusqu’à 6 mois de prison et 3 750 euros d’amende, les parents récalcitrants ne seront pas sanctionnés pour défaut de vaccination.

L’obligation de protection des enfants sera maintenue, avec des sanctions pénales allant jusqu’à 2 ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende.

Ainsi, un enfant qui aurait un handicap à cause de l’absence de vaccins aurait « légalement le droit de mettre en cause ses parents » plus tard, a expliqué la ministre de la santé, Agnès Buzyn.

L’idée d’une clause d’exemption pour les parents opposés à la vaccination a été abandonnée.

Qu’est ce qui change ?
Pas grand-chose pour la plupart des enfants.
Les onze vaccins obligatoires représentent dix injections étalées sur 2 ans. Or, selon le ministère, 70% des enfants reçoivent déjà ces dix injections sur deux ans et 80% plus de huit injections.

Pourquoi passer de 3 à 11 ?
L’argument premier est la baisse du taux de couverture vaccinale et la réapparition de certaines maladies.

De plus en plus de Français se méfient des vaccins. D'après une enquête publiée en octobre 2016, seules 69% des personnes interrogées disent faire confiance à la vaccination, proportion la plus basse depuis 2012.

Il existent cependant des enfants qui ne peuvent pas se faire vaccinés du fait de leur système immunitaire trop faible. Le meilleur moyen de les protéger alors est de faire vacciner les enfants qui l’entourent.
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