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La question du mois : qu'est-ce qu'une maladie chronique ?

Votre santé - Publiée le 29/10/2021
Qu’appelle-t-on une « maladie chronique » ? Comment vit-on avec une maladie chronique ? Peut-on prévenir les maladies chroniques ?

Qu’appelle-t-on une « maladie chronique » ?

Il n’est pas toujours évident de reconnaître une personne souffrant d’une maladie chronique. Pourtant, ce type de maladie est responsable de 17 millions de décès dans le monde chaque année. En France, on considère que 15 millions de personnes (environ 20% de la population) seraient atteintes d’une maladie chronique contre 30% de la population au Canada.

Maladie chronique : définition
L’
Organisation Mondiale de la Santé définit une maladie chronique comme une affection de longue durée (de 6 mois ou plus). Pour le Haut Conseil de la Santé Publique, une maladie chronique est un état pathologique de nature physique, psychologique et/ou cognitive, appelé à durer, avec un retentissement majeur sur la vie quotidienne du patient.

Les maladies chroniques comprennent :

  1. Des maladies comme l’insuffisance rénale chronique, les bronchites chroniques, l’asthme, les maladies cardio-vasculaires, le cancer ou le diabète ou encore des maladies lourdement handicapantes, comme la sclérose en plaques ;
  2. Des maladies rares, comme la mucoviscidose, la drépanocytose et les myopathies ;
  3. Des maladies transmissibles persistantes, comme le Sida ou l’hépatite C ;
  4. Enfin, des troubles mentaux de longue durée (dépression, schizophrénie,…)
Les maladies chroniques transmissibles
Voici une courte liste non-exhaustive des maladies chroniques transmissibles :
  • VIH/Sida,
  • Hépatite C,
  • Hépatite B,
  • Maladie de Lyme,
  • Tuberculose…
Les maladies chroniques non-transmissibles
Voici une liste non-exhaustive des maladies chroniques non-transmissibles :
  • Maladies cardiovasculaires : infarctus du myocarde, angine de poitrine, insuffisance cardiaque, phlébite, embolie pulmonaire, hypertension artérielle, hypercholestérolémie, troubles du rythme cardiaque, valvulopathie…
  • Certains cancers : cancer du cerveau, cancer du col de l’utérus, cancer du côlon, cancer de l’estomac, cancer du foie, cancer des os, cancer du poumon, cancer du rein, cancer du sein, cancer de la thyroïde…
  • Maladies endocriniennes : diabète, hyperthyroïdie, hypothyroïdie, obésité…
  • Maladies respiratoires et ORL : asthme, bronchite chronique, emphysème, apnée du sommeil, pneumopathie, rhinite chronique, sinusite chronique…
  •  Maladies digestives : ulcère gastro duodénal, gastrite chronique, reflux gastro œsophagien, côlon irritable, maladie cœliaque, rectocolite hémorragique, cirrhose…
  • Maladies rhumatologiques : arthrose, hernie discale, sciatique, lombalgie, tendinite chronique, ostéoporose, scoliose…
  • Maladies neurologiques et musculaires : sclérose en plaques, céphalées chroniques, épilepsie, maladie d’Alzheimer, démence, algie vasculaire de la face, accident vasculaire cérébral…
  • Maladies gynécologiques, urinaires ou rénales : endométriose, insuffisance rénale, incontinence urinaire, fibrome utérin, kyste ovarien, trouble de la fertilité, adénome de la prostate, calculs rénaux, trouble érectile…
  • Maladies de la peau : acné, eczéma, urticaire, psoriasis, vitiligo, zona, herpès…
  • Maladies des yeux : glaucome, cataracte, rétinopathie, troubles de la vision…
  • Maladies hématologiques : leucémie, lymphome, déficit immunitaire…


 

Comment vit-on avec une maladie chronique ?

Vivre au quotidien avec une maladie chronique est loin d’être évident. Les malades affirment souvent qu’ils apprennent à « vivre avec » leur pathologie et non, à « bien la vivre ». Le développement personnel est essentiel pour pouvoir continuer à vivre le plus normalement possible. Le patient est actif et contribue à son traitement. Après le choc qui suit l’annonce de la maladie chronique, il est nécessaire d’acquérir des compétences afin de réorganiser sa vie avec la pathologie.

Il s’agit d’abord de comprendre sa maladie et de parvenir à en parler à son entourage. Ensuite, le patient doit apprendre à s’autogérer, en étant capable de se diagnostiquer et de se prendre en main en l’absence du soignant. Il sera souvent nécessaire pour le patient de s’organiser en fonction de sa maladie sans pour autant la laisser prendre le contrôle sur sa vie.

Peut-on prévenir les maladies chroniques ?

En constante augmentation, les maladies chroniques telles que le diabète, les cancers ou encore les maladies cardiovasculaires ont un poids considérable sur la perte d’années en bonne santé et les décès prématurés. Les actions de prévention doivent permettre de réduire le niveau d’exposition aux facteurs de risques des maladies chroniques (déséquilibre nutritionnel, sédentarité, tabac, alcool etc.).

Soigner les maladies chroniques
Trois Français sur quatre souffrent d’une maladie chronique comme l’obésité, le diabète ou certains cancers, après 65 ans. Handicapantes, ces pathologies peuvent avoir de lourdes répercussions sur la qualité de vie des malades.
Pour prévenir et soigner ces maladies chroniques : « il faut faire du sport », estime l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). Or, si les médecins peuvent prescrire du sport à leurs patients atteints d’affections de longue durée, le problème est que dans les faits, cela ne se fait pas d’autant qu’il n’y a pas de remboursement par l’Assurance maladie. À tort, selon les experts de l’Inserm qui viennent affirmer que l’activité physique peut avoir des bénéfices très concrets sur les maladies chroniques.

Afin d’améliorer la prévention et la prise en charge des maladies, l’activité physique  devrait être prescrite avant tout traitement médicamenteux pour la dépression légère à modérée, le diabète de type 2 ou encore l’obésité, toujours selon l’Inserm.

Les patients souffrant d’insuffisance cardiaque ne sont pas mis de côté puisqu’ils peuvent suivre un programme de réentraînement à l’effort quel que soit le degré de sévérité de la pathologie.

Le traitement par le sport doit aussi tenir compte des capacités physiques du patient ainsi que de ses risques médicaux et psychologiques. L’Inserm insiste donc sur la nécessité de réaliser, pour chaque malade, un suivi de l’évolution de la condition physique et de la tolérance à l’exercice pour adapter la prescription.
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