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Connaître les maladies d’hiver et s’en protéger

Votre santé - Publiée le 24/11/2021
Les maladies d’hiver : pathologies respiratoires et rhino pharyngées, pathologies digestives : gastro-entérites. Les maux d’hiver chez l’enfant. La bronchiolite chez les nouveau-nés. Comment se transmet ces virus ? Les gestes simples pour éviter la contamination. Renforcer son système immunitaire à l’approche de l’hiver...

Les maladies d’hiver

Chaque année avec le retour du froid, les maladies infectieuses se propagent au sein de la population. Si elles sont souvent passagères et anodines, elles peuvent néanmoins se révéler beaucoup plus graves, en particulier chez les personnes les plus faibles, souffrant notamment de maladies cardiaques, pulmonaires ou immunitaires.

Les virus de l’hiver sont essentiellement responsables de pathologies (maladies) respiratoires et rhino pharyngées comme des rhumes, rhinopharyngites, grippes saisonnières, bronchites et bronchiolites chez l’enfant mais également de pathologies digestives telles que des gastro-entérites. Pour plus d’informations

Pathologies respiratoires et rhino pharyngées
Les affections respiratoires chroniques sont des maladies des voies respiratoires et autres structures pulmonaires. Parmi les plus courantes, on citera l’asthme, les broncho-pneumopathies chroniques obstructives (BPCO), les pneumopathies professionnelles et les pneumopathies interstitielles… les bronchectasies, etc.

La rhinopharyngite, appelée aussi rhinite ou rhume, est quant à elle une infection virale bénigne, fréquente chez l'adulte en hiver. Elle se caractérise par un écoulement du nez qui peut durer quelques jours, accompagné éventuellement d’autres symptômes. C’est une maladie contagieuse à caractère épidémique. Il s'agit d'une infection virale due à de multiples virus… Elle est surtout fréquente en automne et en hiver, mais peut survenir à d’autres moments de l’année, lorsque les conditions climatiques sont mauvaises. En France, un adulte peut être affecté jusqu’à 4 fois par an. Cependant, la rhinopharyngite est en général plus fréquente chez l’enfant.
Souvent considérée comme une maladie hivernale sans gravité, la grippe saisonnière est pourtant la principale cause de mortalité infectieuse en France, avec 1 500 à 2 000 décès par an, en majorité chez les personnes affaiblies. Elle atteint principalement les voies respiratoires (nez, gorge et bronches) et s'accompagne souvent de frissons, de fièvre, de maux de tête, de courbatures, de quintes de toux et d'une grande fatigue. Ses symptômes sont ressentis pendant 5 à 6 jours avant de s'estomper.

Pathologies digestives : gastro-entérites.
La gastro-entérite est une inflammation du tube digestif. Elle peut entraîner des nausées, une perte d’appétit, des vomissements, des crampes abdominales, des diarrhées importantes (selles molles ou liquides, au moins trois fois par jour), de la déshydratation, de la fièvre, une grande fatigue et des maux de tête. Ces virus sont fréquents et très contagieux. Les enfants de moins de 5 ans, et notamment les nourrissons, sont très sensibles à la gastro-entérite : plus l’enfant est jeune, plus le risque de déshydratation est important (perte d’eau par les selles et les vomissements). Les personnes âgées et les personnes ayant une maladie chronique ont aussi plus de risque d’être déshydratées. On compte chaque année autour de 600 décès liés à une infection intestinale, principalement aux âges extrêmes (moins de 5 ans et plus de 75 ans).

La transmission se fait par des contacts directs entre un malade et une autre personne, via des aliments ou de l'eau contaminés par un malade, des contacts avec des objets souillés par de fines particules de selles de personnes malades.

Pour se soigner, il existe plusieurs solutions telles que : prendre des solutés de réhydratation orale (SRO), boire beaucoup d'eau, souvent et par petites quantités, se nourrir d'aliments salés, riches en sucre et sans résidus, pour réduire l'intensité et la durée de la diarrhée.Pour plus d’informations

Les maux d’hiver chez l’enfant

Les maux de l’hiver les plus fréquents chez les nourrissons et les jeunes enfants sont la gastro-entérite, la rhinopharyngite, l’otite et l’angine bien que la bronchiolite chez les nouveau-nés occupe une place importante.

Leur recrudescence est la conséquence d’une baisse des défenses immunitaires due au froid. Les tout-petits sont d’ailleurs souvent malades car leur système immunitaire n’a pas encore eu ni le temps ni l’occasion de fabriquer les anticorps nécessaires pour lutter contre ces infections courantes.

La bronchiolite chez les nouveau-nés
Chaque hiver, la bronchiolite revient en force et touche près de 460 000 nourrissons. Il s’agit d’une infection virale très contagieuse, souvent bénigne, qui touche les bronchioles (les petites bronches). Elle concerne les nourrissons et les jeunes enfants, avec un pic entre 2 et 8 mois.

La bronchiolite est due à un virus qui touche les poumons et provoque un gonflement des bronchioles (les plus petites bronches) des enfants de moins de 2 ans. Ce virus est très fréquent et très contagieux. Il est d'origine virale dans la plupart des cas mais peut être bactérienne ou encore parasitaire. Les bronchioles des nourrissons sont plus petites que chez l’enfant et l’adulte. Si le nourrisson attrape le virus, il y a donc plus de risques que le gonflement de ses bronchioles empêche l’air de passer.

D’autres virus hivernaux, comme un simple rhume de l’enfant ou de l’adulte, peuvent également déclencher une bronchiolite chez le nourrisson. La maladie débute généralement par un rhume et une toux, puis l’enfant est gêné pour respirer et il peut présenter des difficultés pour boire et manger. Les quintes de toux sont très fréquentes et peuvent s’accompagner de sifflements. Bénigne, la bronchiolite guérit spontanément en 8 à 10 jours en moyenne, même si la toux peut persister une quinzaine de jours.

Les principaux symptômes de la bronchiolite sont :
  • Apparition d'un rhume avec petite fièvre, écoulement nasal, toux sèche inconstante ;
  • Puis les difficultés respiratoires surgissent : la respiration est rapide et superficielle, le nourrisson halète, il boit de moins en moins bien. Il rejette ses biberons ;
  • L'insuffisance respiratoire s'accompagne d'agitation, de pâleur et de cyanose ;
  • La fièvre est discrète ou modérée.

Comment se transmet ces virus ?

Les virus de l’hiver se transmettent :
  • Par les gouttelettes chargées de virus, émises quand on tousse ou éternue ou transmises par les postillons et la salive des personnes infectées ;
  • Par le contact direct des mains d’une personne infectée (par exemple en serrant la main) ou par le contact d’objets (jouets, doudous, tétines, couverts, téléphone, télécommande, poignées de portes, boutons d’ascenseur…) contaminés par une personne malade ;
  • Par l’air, surtout lorsqu’une personne malade occupe une pièce fermée et non régulièrement aérée.
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Les gestes simples pour éviter la contamination

Les virus de l’hiver sont chaque année à l’origine d’épidémies. Des simples gestes de prévention peuvent réduire le risque de contamination. Parmi ces virus, la bronchiolite affecte 30% des enfants de moins de 2 ans chaque année et entre 2 et 6 millions de personnes sont touchées par la grippe saisonnière. La vaccination contre cette dernière demeure l’un des moyens les plus efficaces pour se protéger de cette maladie et protéger son entourage. Pour autant, cette vaccination ne protège pas contre les autres virus de l’hiver.

Pour réduire les risques de contamination par un virus hivernal, il est recommandé d’adopter quatre gestes barrières :
  • Porter un masque jetable en cas de contact avec des personnes âgées, des bébés, des personnes qui ont une maladie chronique ou des femmes enceintes. Il est recommandé de porter un masque jetable dès l’apparition des premiers signes (fièvre, toux, éternuement).
  • Se laver les mains régulièrement à l’eau et au savon (de préférence liquide) pendant 30 secondes.
  • L’usage des solutions hydro-alcooliques (SHA) est efficace pour éliminer de nombreux microbes transmissibles, mais ne l’est pas contre tous les germes. Elles sont à utiliser sur des mains visiblement non souillées car elles désinfectent mais n’enlèvent pas les saletés sur les mains.
  • Utiliser un mouchoir à usage unique pour se moucher, le jeter à la poubelle puis de se laver les mains. A la maison, une poubelle fermée par un couvercle est préférable.
  • Éternuer ou tousser dans le pli du coude. En se couvrant la bouche et le nez avec la main, les microbes déposés sur la main peuvent se transmettre à d’autres personnes, en se serrant la main ou en touchant un objet.

 

Renforcer son système immunitaire à l’approche de l’hiver

Derrière le terme « immunité » se cache un système complexe que notre organisme active lorsque des agents pathogènes le menacent. Mais pour que cette machine soit parfaitement huilée, il faut lui fournir l’ensemble des munitions nécessaires. De cette manière, les globules blancs présents dans le sang seront suffisamment nombreux et résistants pour venir à bout des virus, bactéries et autres microbes qui resurgissent à l’approche de la saison hivernale.

Afin de renforcer son système immunitaire, quelques initiatives peuvent suffire. Tout d’abord, l’amélioration de son hygiène de vie permet de booster ses défenses immunitaires. Cela passe inévitablement par la pratique d’une activité sportive régulière et inscrite dans la durée. Ensuite, il est primordial de soigner votre alimentation, misez sur les vitamines et les oligo-éléments. La vitamine D, par exemple, favorise la production des lymphocytes T, des globules blancs très importants pour le système immunitaire. Afin de faire le plein de dynamisme et de force, misez également sur les fruits et légumes.
La dernière étape, et peut être l’une des plus importante, est d’être à l’écoute de son corps. La fatigue et le stress font partie des pires ennemis de votre système immunitaire. Le manque de sommeil peut considérablement affaiblir vos défenses immunitaires. Veillez donc à dormir suffisamment et à respecter votre cycle de sommeil.

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