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Le service de téléconsultation médicale peut-il tout me prescrire ?

Votre santé - Publiée le 10/02/2021
Etant intégrée au parcours de soins depuis 2018, la téléconsultation, au même titre qu’une consultation « classique » en cabinet, permet au médecin d’établir un diagnostic et, si nécessaire, une prescription (ordonnance de médicaments ou d’examens complémentaires).

Qu’est-ce que la téléconsultation ?

Largement développée avec la crise sanitaire Covid-19, la téléconsultation est une consultation à distance utilisant la vidéo et permettant au patient de ne pas avoir à se déplacer. La téléconsultation contribue également à pallier aux déserts médicaux, notamment dans les petites agglomérations et villages, où les médecins sont de plus en plus rares.

La téléconsultation est-elle ouverte à tous les médecins et à tous les patients ?

En 2020, avec le contexte particulier de la Covid-19, le nombre de téléconsultations facturées à l’Assurance maladie a explosé. Ce sont ainsi 40 000 actes qui ont été facturés en février, 4,5 millions en avril et près d’1 million pendant l’été 2020. Au moment du premier confinement, la téléconsultation représentait 1 consultation sur 4. La Covid-19 a donc permis de développer massivement cette pratique tant auprès des médecins que des patients.

Actuellement, plus d’1 médecin sur 2 y a recours. Elle concerne des patients de tous âges, et pas seulement les jeunes urbains qui adoptent facilement les nouvelles technologies. En effet, 1 patient sur 5 a ainsi plus de 70 ans. Par ailleurs, côté professionnels de santé, 96 % des téléconsultations sont facturées par des libéraux dont les 4/5ème par des généralistes.

Tout médecin peut recourir à la téléconsultation, quels que soient : sa spécialité, son secteur d’exercice (secteur 1, secteur 2) et son lieu d’exercice, en ville ou en établissement de santé (cabinet de ville, maison de santé pluriprofessionnelle, centre de santé, Ehpad, hôpital, clinique…). Elle peut être proposée partout en France métropolitaine et dans les départements et régions d'outre-mer.

Y’a-t-il une limite à la prescription en téléconsultation ?

Etant intégrée au parcours de soins depuis 2018, la téléconsultation, au même titre qu’une consultation « classique » en cabinet, permet au médecin d’établir un diagnostic et, si nécessaire, une prescription (ordonnance de médicaments ou d’examens complémentaires). Il sera également possible pour le patient d’obtenir un renouvellement d’ordonnance ou une ordonnance pour un dispositif médical, des lunettes ou encore des semelles orthopédiques.

L’ordonnance est transmise sous format papier, par voie postale, ou sous format électronique, via notamment une messagerie sécurisée, dans des conditions garantissant la confidentialité et la sécurité des échanges. En télécabine, elle peut même être éditée sur place et transmise directement au patient.

Seules restrictions, tout comme en consultation « classique », le médecin ne pourra pas délivrer d’ordonnance pour prescrire ou renouveler certains médicaments hospitaliers ou lorsqu’un examen physique précis, pouvant nécessiter la palpation par exemple, est indispensable au diagnostic.

Peut-on se faire prescrire un arrêt de travail en téléconsultation ?

Comme vu ci-dessus, le médecin consulté dans le cadre d’une téléconsultation peut remettre une ordonnance médicamenteuse, une prescription d’examens complémentaires (imagerie, analyses biologiques), un courrier pour un spécialiste à consulter mais également un certificat médical ou même un arrêt de travail.

À l'issue de l’acte à distance, le professionnel de santé peut ainsi établir un arrêt de travail. S’il le fait de manière dématérialisée, les volets 1 et de 2 de l’arrêt sont transmis directement à la caisse d’Assurance maladie du patient. Si le professionnel de santé remplit un arrêt de travail au format papier, alors il transmettra les 3 volets au patient, par voie postale ou par email. Ce sera alors au patient de transmettre les volets 1 et 2 par courrier à l’Assurance maladie.

Dans les 2 cas, le praticien transmettra le volet 3 au patient, par mail ou voie postale. Le patient devra ensuite le transmettre à son employeur (ou Pôle emploi).
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