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12 Juin. 2024 5 min de lecture

La stigmatisation associée à la maladie mentale est encore parfois trop présente dans notre quotidien. Souvent perçues à travers le prisme des préjugés et des stéréotypes négatifs, les personnes souffrant de troubles mentaux sont confrontées à de l’exclusion, à de la discrimination et à des obstacles dans leur vie quotidienne, professionnelle et sociale. La lutte contre cette stigmatisation est donc essentielle pour promouvoir une meilleure compréhension et intégration des personnes atteintes de maladies mentales.

Comprendre la stigmatisation

Il existe de multiples facettes à la stigmatisation des maladies mentales. Du fait de nombreux préjugés, les personnes souffrant de troubles psychiques subissent des discriminations les impactant négativement. En prendre conscience tout en démantelant ces obstacles, c’est contribuer à une société plus inclusive et bienveillante.

Définition et formes de stigmatisation envers les maladies mentales

La stigmatisation des maladies mentales englobe les attitudes négatives, les préjugés et les discriminations envers ceux qui souffrent de troubles psychiques. Elle se manifeste par le rejet, l’exclusion sociale, et l’utilisation de stéréotypes réducteurs, souvent basés sur la peur et l’incompréhension.

Voici quelques-unes des formes les plus courantes de stigmatisation :

  1. Préjugés et discrimination : Les personnes avec des troubles mentaux peuvent être injustement jugées, évitées ou discriminées dans plusieurs domaines de la vie, y compris au travail, à l’école, et lors de la recherche de logement par exemple. Ces préjugés peuvent aussi se manifester par des traitements inégaux dans le système de santé.
  2. Stéréotypes négatifs : Des idées fausses répandues, comme le fait que les personnes atteintes de troubles mentaux seraient dangereuses, incapables de travailler ou de prendre des décisions éclairées pour elles-mêmes, contribuent à leur marginalisation.
  3. Isolement social : La peur du jugement peut amener les personnes souffrant de troubles mentaux à s’isoler. S’ajoutent les attitudes négatives d’autrui subies qui peuvent entraîner une exclusion sociale, limitant leurs interactions et soutiens sociaux.
  4. Auto-stigmatisation : La stigmatisation interne se produit lorsque les individus internalisent les préjugés négatifs, ce qui peut diminuer leur estime de soi, leur confiance en eux et les dissuader de chercher de l’aide ou de suivre un traitement.
  5. Barrières dans l’accès aux soins : Les personnes peuvent devenir réticentes à chercher de l’aide par peur d’être étiquetées ou mal comprises par les professionnels de santé. Cela peut retarder ou empêcher l’accès à des soins appropriés.
  6. Langage dévalorisant : L’utilisation de termes péjoratifs ou réducteurs pour décrire les personnes atteintes de maladies mentales perpétue la stigmatisation et renforce les stéréotypes négatifs.
  7. Médias et représentation : Les représentations erronées ou unilatérales des maladies mentales dans les médias et dans notre société peuvent renforcer les stéréotypes et la peur du public à l’égard des troubles mentaux.

Les conséquences de la stigmatisation sur les personnes atteintes.

Les personnes stigmatisées peuvent souffrir d’isolement, d’une faible estime de soi, et sont souvent réticentes à chercher de l’aide par peur d’être jugées. Cette situation aggrave leur état de santé mentale, limitant leur accès aux soins nécessaires et les opportunités de réintégration sociale.

La stigmatisation des personnes atteintes de troubles mentaux peut également empêcher l’accès à l’emploi, à l’éducation, aux soins de santé, et affecter négativement l’image de soi. Au Kazakhstan, par exemple, la peur de la stigmatisation conduit même les familles à éviter de chercher de l’aide en cas de risque de suicide, mettant ainsi leur vie en danger. Les efforts de déstigmatisation, comme l’intégration des services de santé mentale aux soins primaires et la législation protégeant les droits des patients, ont commencé à améliorer l’accès aux soins​​.

Les campagnes menées en France pour « déstigmatiser » les maladies mentales

Pour lutter contre les discriminations à l’encontre des personnes atteintes de maladies mentales, le gouvernement français a lancé plusieurs initiatives. Parmi elles, la création de la plateforme antidiscriminations.fr est un engagement majeur. Cette interface propose un service de signalement et d’accompagnement pour les victimes ou les témoins de discriminations. Avec un numéro de téléphone et un accès en ligne, elle vise à apporter une réponse rapide et gratuite aux victimes de discriminations, avec l’appui du Défenseur des droits.

En complément, des organisations comme l’Unafam (Union nationale de familles et amis de personnes malades et/ou handicapées psychiques) se sont données comme mission de sensibiliser et mener un combat contre la stigmatisation liée aux maladies mentales. L’Unafam organise des événements et initiatives, tels que Psycyclette, un tour de France à vélo visant à briser les tabous autour des maladies psychiques,  et soutient des concours d’art postal et le Psychodon, initiative visant à faire des maladies psychiques une cause nationale. Ces actions visent à changer le regard sur les maladies psychiques et à informer le public sur ses conditions​​.

En France la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (HALDE), une autorité administrative indépendante, a également le pouvoir de juger toutes les formes de discrimination interdites par la loi ou par un accord international s’appliquant sur notre territoire. La HALDE a pour mission de promouvoir l’égalité et la lutte contre les discriminations, en traitant les cas de discrimination soumis par des individus ou des organisations et en recommandant des modifications de la législation ou de la réglementation.

Initiatives 2024 du Centre Ressource Réhabilitation : vers une déstigmatisation des maladies mentales

En 2024, le Centre Ressource Réhabilitation prévoit diverses initiatives pour lutter contre la stigmatisation des maladies mentales, dont un symposium sur la remédiation cognitive et la création d’un journal dédié à cette cause. Ces initiatives visent à favoriser une meilleure compréhension et intégration des personnes atteintes de troubles mentaux. Leur étude souligne l’importance de lutter contre l’autostigmatisation des personnes atteintes de troubles mentaux sévères et de troubles du spectre autistique.

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